L’assistance informatique

L’assistance informatique est une des activités phares du plan de développement des services à la personne.

Les services à la personne sont des activités de services effectués au domicile du particulier ou dans son environnement immédiat. Ces activités bénéficient d’un régime fiscal et social particulièrement avantageux notamment pour le particulier : réduction ou crédit d’impôt de 50%  sur l’ensemble des dépenses de services à la personne. Le bénéfice de ces avantages est subordonné à une condition : l’entreprise doit avoir obtenu l’agrément « Services à la personne », délivré par les Directions Départementales du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP).

Il s’agit d’un service à la personne : l’intervenant s’adresse donc d’abord à vous, avant d’intervenir sur une machine. Concrètement, il transmet un savoir-faire : il vous explique et vous montre des procédures que vous saurez reproduire sans lui. S’il ne s’agit pas d’une formation, c’est au minimum une initiation au fonctionnement d’un ordinateur domestique. L’objectif est que vous soyez autonome dans l’utilisation courante de logiciels grand public.

L’activité d’assistance informatique et Internet à domicile couvre la chaîne des prestations de services suivants :

•    Maintenance informatique,
•    Livraison de matériels informatiques,
•    Installation et mise en service de matériels et logiciels,
•    Initiation et formation au fonctionnement du matériel informatique et aux logiciels.

L’avantage financier

Réduction ou crédit d’impôt de 50 % des sommes dépensées

  • Pour le service d’assistance informatique la dépense réelle est plafonnée à 1 000€ par an maximum et vous pouvez donc être remboursé à hauteur 500€ par an !
  • Vous n’êtes pas imposable : vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 50% des sommes versées

Alors qu’un amendement pour restreindre l’avantage fiscal pour certain services à domicile (dont l’informatique) avait été adopté en commission des finances, le gouvernement s’y est finalement opposé. Sans doute suite à l’opposition du Syntec Numérique.

Mais les parlementaires eux ont protesté ! Dénonçant le laxisme fiscal du gouvernement (le dispositif coûte 3,6 milliards d’euros contre 2 il y a cinq ans) et surtout les dérives des services à domicile. La société Acadomia est dans le viseur, mais un député, Christian Eckert a également cité l’utilisation par les sociétés informatiques de l’argument fiscal pour vendre leurs prestations.

Valérie Pécresse, ministre du budget a vanté l’intérêt de l’avantage fiscal en matière d’emplois, tout en reconnaissant que le dispositif coûtait cher.

Article de Didier Barathon sur LeMondeInformatique